CHAPITRE V ( Partie 1) Elevage et préparation à la mise bas

( Ce chapitre, un peu plus long, explique les différentes étapes de l’élevage à la mise bas. Chacun des prochains articles concernant ce chapitre développerons l’une de ces étapes)

Quel âge pour la première portée de la chienne ?

Votre chienne aura ses premières chaleurs vers 8-9 mois et ensuite deux fois plus tôt. Il est déconseillé de faire se reproduire une femelle Griffon dès ses premières chaleurs, à moins qu’elle ne soit bien développé et spécialement mature pour son âge.

S’il s’agit de ce type et si les chaleurs n’apparaissent pas avant 10-11 mois on peut la faire se reproduire mais dans ce cas il est important qu’elle reste au repos l’année suivante.

Dans son  chenil, l’auteur aimait faire s’accoupler les femelles à leurs deuxième et troisième saisons de chaleurs, laisser une saison de repos, recommencer pour les deux suivantes et ainsi de suite.

C’est théoriquement excellent mais en réalité d’autres facteurs peuvent interférer avec ce plan :

  • Si la première est une grosse portée et que la chienne fait bien les chiots, elle sera est peut-être fatigué et dans ce cas il vaudrait mieux la laisser tranquille la saison suivante.
  • La période de l’année peut être inappropriée pour l’accouplement. C’est-à-dire que si l’accouplement à lieu, disons, en septembre, les chiots seraient sevrés en janvier, alors que le temps serait au pire.

D’une manière générale, une portée au printemps est plus satisfaisante, mais des chiots nés en juillet profiterons du beau temps jusqu’à début octobre.

Quelque soit la méthode employée. La chienne ne devrait pas avoir plus de deux portée par an et à mesure qu’elle vieillit, jamais plus d’une fois par an. Les femelles Griffons auront parfois une portée occasionnelle jusqu’à l’âge de 9 ans.

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CHAPITRE IV Démarrer un élevage (Partie 2)

  • Couleur et pelage :

À ce stade, nous parlerons des  deux variétés de Griffons, poils dur (Griffon Bruxellois) ou poil lisse (Petit Brabançon) ainsi que de la couleur de leurs manteaux.

En tant que nouveau venu dans l’élevage de cette race, vous pouvez vous pencher vers le Griffon Bruxellois à manteau rouge. Trés attrayants et ils sont beaucoup plus nombreux que les autres couleurs et manteaux. En ce qui concerne les ventes, le Griffon Bruxellois se vent mieux que le Petit Brabançon comme animaux de compagnie, mais les éleveurs adorent le Petit Brabançon.

Il existe une demande croissante pour les manteaux noirs, en particulier les noirs à poils durs. Il est plus facile de gagner un concours avec un chien à poil dur qu’un chien à poil lisse en effet Le Petit Brabançon met plus de temps à mûrir et vous ne pouvez pas cacher des défauts mineurs derrière de longs poils.

Le Griffon Bruxellois à manteau noir à les mêmes chances que celui à manteau rouge mais il pêche souvent par sa couleur et, pour une raison quelconque, les juges tendent à pénaliser davantage les défauts d’un manteau de couleur que ceux d’un manteau noir.

Les bruns-noirs sont rares – les Petits Brabançon noirs sont populaires parmi les éleveurs mais pas auprès du grand public. Dans l’ensemble, les juges ne s’intéressent pas aux Petits Brabançon quelque soit la couleur.

Donc, votre meilleur pari, au début, serait d’avoir des Griffons Bruxellois à manteau rouge. Même dans ce cas, vous risquez peut-être de créer des chiens rouges à poil lisse. Des chiots à poils lisse et poils dur se trouvent souvent dans la même portée, même si les parents ont tout les deux des poils durs.

Toutefois, deux Petits Brabançon ne produiront que des Petits Brabançon. Un croisement noir-rouge peut produire une partie de chaque couleur ou la totalité de l’une ou de l’autre.

Bien que les croisements de Griffon Bruxellois et Petit Brabançon soient excellents et améliorent la texture du pelage, ainsi que la couleur, le croisement des manteaux noirs et des manteaux rouges n’est pas très bon. Le premier croisement peut produire de bons noirs et de bons rouges mais la prochaine génération peut être composée de rouges noircis et de noirs rouillés. Par conséquent, bien que l’obtention de belles couleurs par élevage soit quelque chose de fascinant, il serait mieux de ne pas s’en préoccuper  jusqu’à ce que vous deveniez plus expérimentés.

(La suite du chapitre se concentre sur la création du chenil, les types de bâtiments les plus adaptés, l’agencement, les matériaux utilisés ou encore la nécessité de prévoir un chauffage.  Les normes  de construction et de sécurité ayant évolués, je prend le parti de ne pas traduire ce paragraphe ou en tout cas de ne pas le présenter ici.)

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CHAPITRE IV Démarrer un élevage (Partie 1)

(Voici la traduction du quatrième chapitre. Celui-ci donne des conseils aux éleveurs débutant. Je rappelle que le livre a été écrit dans les années soixante mais la plupart des informations et conseils semble être de bon sens et doivent être applicable à notre époque.)

Quoi acheter ?

Vous êtes déjà propriétaire d’un Griffon ou d’un Petit Brabançon ? Si votre Griffon est un mâle, à moins qu’il s’agisse d’un investissement très heureux, il n’est probablement pas un candidat idéal pour la reproduction. Il ne serait donc pas conseillé d’acheter un compagnon pour lui. Si votre premier achat était une femelle, vous ne devriez pas non plus acheter un chien comme compagnon pour elle. Dans le premier cas, il serait préférable de garder votre chien comme animal de compagnie et d’acheter une chienne de première classe. Dans le second cas, reproduisez votre chienne par tous les moyens, mais utilisez le meilleur mâle possible pour elle.

Vous pouvez utiliser le meilleur chien du pays moyennant des frais et il est rarement avantageux pour un petit chenil de garder son propre étalon. Même s’il est accouplé à la chienne d’origine, il ne peut pas être utilisé pour ses filles et, à moins qu’il ne prouve qu’il soit un gagnant et que d’autres personnes souhaitent l’utiliser, il ne sera que passager dans le chenil.

Comment s’y prendre ?

Je vous suggérerais d’abord de visiter quelques salons ou concours et de choisir le type de Griffon (Griffon Bruxellois ou Petit Brabançon) que vous préférez, en prenant note des différents vainqueurs.

Posez vos questions à propos de l’élevage aux exposants et vous trouverez sans doute les meilleurs conseils. Ensuite, s’il y a un chien que vous admirez particulièrement, allez chez son éleveur si vous le pouvez et demandez s’il existe une chienne de même nature que vous pourriez acquérir.

Cela vaut la peine de payer un bon prix pour une belle chienne bien élevée issue d’une lignée de chiennes prestigieuses qui a produit des gagnants. Il est de loin préférable d’avoir une chienne moins belle mais issue de la même lignée préstigieuse, qu’une autre chienne plus belle mais provenant d’une lignée plus hasardeuse. Cette dernière n’a peut-être été qu’une chanceuse et n’aura peut-être jamais de portées aussi belle qu’elle-même.

Et, bien qu’il soit encore tôt pour parler ici de vos projets lointains, laissez-moi vous dire que, si votre première chienne réussit bien, tenez vous en à elle et ses filles, et à ses petites-filles, et ne continuez pas à acheter des chiennes d’autres variétés. Si vous vous en tenez à votre propre ligné, vous conservez le type qui vous convient, en recevant occasionnellement une ligne de sang frais à travers les chiens que vous utilisez. De cette façon, vous allez éventuellement créer votre propre souche, reconnaissable, et c’est là toute la fascination de l’élevage de chiens.

Chez les Griffons et Petit Brabançon, comme chez toutes les petites races, les couvées sont généralement plus grosses que les chiennes, et les petits spécimens d’exposition sont généralement élevés à partir de femelles d’assez grande taille.

Chez les griffons, cependant, la norme permet une grande variation de taille.

En réalité, il y a peu de miniatures et il n’y a souvent pas beaucoup de différence de taille entre le chien et la chienne. Néanmoins, les petits animaux peuvent provenir de parents très grands.

Une petite chienne peut produire de gros chiots. Il est donc important que votre chienne pèse au moins 3,7 kg à la fin de sa croissance. Les plus petites chiennes ont grandi avec succès mais cela représente toujours un risque, et la plupart des éleveurs préfèrent une chienne pesant jusqu’à 4 kg.

Les chiennes plus grosses font de plus beaux chiots. Il n’est donc pas sage d’acheter une couvée de moins de six mois. Les chiots varient beaucoup taille et on ne peut jamais être sûr que même le plus grand chiot d’une portée grandira. Donc, six mois est le meilleur âgeou mieux encore, une chienne plus âgée qui a déjà eu une portée.

En choisissant une couvée, on veut naturellement garder certaines caractéristiques phares. Parmi ceux-ci, je dirais que les petites oreilles, les grands yeux sombres, etc.

Une chienne aux yeux clairs aura des chiots aux yeux clairs, même si les yeux du père sont sombres, les yeux clairs  finiront par réapparaître au fil des générations.

Les grandes oreilles sont également difficiles à reproduire. La longueur du nez n’est pas si importante bien qu’un nez court et bien allongé soit souhaitable. Le nez semble être plus facile à reproduire que les yeux et les oreilles.

Les autres points à rechercher dans votre couvée sont les points qui s’appliquent à toutes les races.

Son tempérament est primordial. Une chienne placide et gaie ne sera pas seulement une bonne mère, elle produira des chiots gais audacieux, tandis qu’une chienne nerveuse et excitante sera probablement une mauvaise chienne, une mauvaise mère et ses chiots seront timides et craintifs. Un Griffon nerveux rampant misérablement autour du ring est un objet pitoyable, et élever des chiens gais devrait être l’un des plus importants de vos objectifs.

 

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Chapitre III (partie 2) Accueillir un chiot !

Quelques points avant de ramener votre chiot à la maison.

Déterminez s’il a été vacciné notamment contre la maladie de Carré.

Si non, faites-le dès que possible après l’obtention du certificat et le formulaire de transfert si le chiot a été enregistré. Il est nécessaire de s’informer du régime alimentaire qui a été suivi par le chiot afin de conserver, pour un temps au moins, la même alimentation.

Pendant le voyage de retour, gardez-le au chaud, ayez une couverture pour l’envelopper, et de vieilles serviettes au cas où il serait malade et il le sera probablement.

Les premiers jours dans la nouvelle maison, laissez au chiot le temps de s’adapter puis faites ami-ami avec lui.

De même, laissez-le s’installer avant de lui offrir à boire.

Plus tard, il pourra prendre un repas. Ne vous inquiétez pas s’il ne mange pas au début – il le fera à temps!

Ce serait bien aussi qu’il dorme avec vous au début. Sa famille lui manquera et il va probablement  pleurer si on le laisse seul.

Le must pour un propriétaire de Griffon est une boîte de transport en osier ou en bois léger, avec un couvercle et une façade en fil de fer. Le chiot peut y dormir la nuit (Evitant ainsi une flaque matinale…) et il peut y retourner dans la journée pour se reposer ou quand vous avez besoin d’un peu de tranquillité! Il peut y voyager en voiture ou en train, et être laissé en sécurité dans les chambres de l’hôtel sans craindre qu’il n’y fasse de bêtises (mordiller tapis ou canapés, grignoter des câbles électriques, etc).

(Petite parenthèse :

Ce genre de cage et c’est parfait pour les transports. A la maison je laisse la grille ouverte et mon Petit Brabançon préféré va régulièrement s’y réfugier pour y passer quelques instants de tranquillité ou pour y cacher ses jouets.

En revanche, pour un long moment le chien risque de manquer un peu d’espace.

Lorsque mon Petit Brabançon préféré était encore chiot j’avais opté pour ce parc. L’avantage du côté de ce parc pliant est qu’il nous a très vite servi à isoler des points sensibles de la maison (comme le canapé ou la bibliothèque…) permettant ainsi à notre chiot d’avoir un espace de vie plus important et sécurisé.

(Fin de la parenthèse)

Si vous n’avez pas un tel panier la première nuit, un grand sac à dos retourné fera l’affaire pour un lit, mais il doit être assez profond, car si ses pattes peuvent atteindre le haut, il se lèvera avant que vous n’ayez tourné le dos.

Vous trouverez plus de détails sur l’alimentation, la vermifugation, la formation et l’exercice dans les chapitres suivants, mais voici quelques points importants à ne pas négliger.

Ne laissez pas votre chiot sauter sur des chaises. Lui interdire les escaliers du moins pendant quelques semaines.

Surtout ne laissez pas les petits enfants le chercher ou le transporter. De minuscules pattes de Griffon se cassent facilement et j’ai vu une patte cassée par une chute maladroite dans les bras d’un petit garçon, et une autre par une course folle en bas avec un virage maladroit au bas. Les chiots Griffon sont forts et durs, mais leurs os sont minuscules et ils ne peuvent pas être traités comme des chiens plus gros. Ne le prenez pas par la peau de son cou. Ne l’emmenez pas au dehors jusqu’à ce qu’il soit vacciné, et évitez les longues promenades tant qu’il n’a pas grandi. Enfin, rien ne sert de frapper ou crier ; Une grimace douce en reproche «Comment pouvez-vous être si vilains » avec la tonalité auront un meilleur effet.

Les Griffons sont des petites créatures sensibles et extrêmement intelligentes. Ils savent parfaitement quand ils ont été méchants, et répondent immédiatement à la gentillesse et à l’amour, mais ils sont facilement bouleversés par des traitements brutaux.

Lorsque vous et votre Griffon (ou donc votre Petit Brabançon) vous rencontrez vraiment, vous constaterez que vous n’avez pas introduit de chien chez vous, mais un nouveau membre de votre famille, autour duquel, votre ménage va tourner. Vous ne le regretterez pas!

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Chapitre III : (Partie 1) Adopter un chiot !

Le premier conseil serait : « Toujours aller dans un chenil réputé ! »

Les Griffons se retrouvent rarement dans les animaleries, mais même s’ils le faisaient, il serait plus sûr d’acheter dans un chenil. Même dans les animaleries les mieux gérées, il existe un risque d’infection, car les stocks sont généralement achetés auprès de diverses sources. En dehors de cela, le grand avantage en achetant d’un chenil est que l’on peut voir la mère d’un chiot, et ses frères et sœurs afin que l’on puisse avoir une idée de son apparence finale.

(L’auteur indique où trouver de bon chenil mais je doute que les informations données soient toujours d’actualité. Vous trouverez facilement des élevages selon la région où vous vous trouvez. Peut être vous en parlerais-je dans le futur. )

Ensuite, vous devez choisir ce que vous voulez : un chien ou une chienne, poils dur ou lisse, rouge, noir ou un brun noir, chiot ou adulte. Ce sont des questions de goût individuel et il n’y a pas beaucoup de conseils à donner.

On dit qu’une chienne est plus affectueuse qu’un chien, mais cela ne s’applique pas vraiment aux Griffons, les deux sexes sont également aimants et loyaux. Une chienne doit être enfermée deux fois par an, mais un chien, s’il est «intéressé par les femelles», est enclin à errer à tout moment de l’année.

Encore une fois, avec Griffon, ce sont des inconvénients presque négligeables. Il est facile de faire taire une petite chienne (dommage que l’auteur ne donne pas le mode d’emploi), et la plupart des Griffons ne veulent que rester chez eux, et aux talons de leurs propriétaires.

Le manteau est aussi une question de goût. Les poils durs, avec leurs faces de mouches, sont très attrayants. La face de singe des lisses (Nos Petits Brabançon !) a l’avantage de ne jamais avoir besoin d’être brossée, et ils ont toujours l’air propre et bien rangé.  Pour les autres un travail difficile doit être effectué au moins deux fois par an sous peine d’avoir l’air négligé si cela n’est pas fait.

Adopter un chiot ou un adulte est un point discutable.

Un chien adulte qui a vécu dans des chenils peut ne pas être trop facile dresser. Un chiot de huit semaines est également difficile. Le meilleur âge serait entre trois et quatre mois, mais un chiot de huit semaines peut être dressé, avec de la patience.

Ne soyez jamais tenté de prendre un chiot plus jeune que celui-ci à moins que, pour une raison quelconque, il ne soit sevré très tôt.

Après avoir pris position sur ces points, les deux choses vraiment importantes que vous devez rechercher dans votre choix final sont la santé et le tempérament.

Santé :

Les signes de bonne température sont un œil clair, un nez frais et humide, une peau propre et sans taches et un petit corps solide et ferme. Un ventre distendu dénote probablement la présence de vers. De minuscules grains noirs indiquent la présence de puces même si les puces elles-mêmes ne sont pas visibles. Yeux larmoyants, des sécrétions provenant des muqueuses d’un nez sec et chaud, des taches ou des pustules sur l’estomac peuvent toutes être des symptômes de la maladie de Carré.

Il y a une légère exception avec les Griffons. Les longs poils et les moustaches autour des yeux ont tendance à les rendre aqueux, de sorte que les yeux mouillés du Griffon ne sont pas nécessairement un symptôme. Un œil mouillé est une chose très différente d’un œil gommeux et si les chiots semblent convenir à tous autres égards, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Lorsque vous ramenez le chiot à la maison, gardez les cheveux de ses yeux, et tout ira bien.

Tempérament :

Le chiot idéal est gai et alerte, énergique, espiègle et audacieux. Avec la plupart des races, on dirait que l’audace est essentielle, mais ce n’est pas tout à fait le cas avec les Griffon. Bien qu’ils ne soient pas nerveux en tant que race, ils sont certainement enclins à être timides au début et à se méfier des choses qu’ils ne comprennent pas. Ils apprennent très vite, cependant, et une fois qu’ils connaissent vraiment quelque chose, ils perdent leurs terreurs.

Je me souviens d’avoir emmené trois chiots (plus tard pour en faire des champions) dans une rue de Londres pour la première fois. Ils étaient consternés et se sont blottis contre le mur qui se détachait sur le trottoir, alors que les premiers bus de Londres rugissaient. Nous nous sommes dirigés vers le parc où tout allait bien. Au retour, à l’approche du premier bus, ils ont commencé à s’éloigner et puis je pouvais littéralement les voir penser : « Oh c’est seulement une de ces choses que nous avons vues auparavant cela ne va pas nous faire de mal »- Ils se sont redressés ainsi que leur queues et sont partis sans y prêter plus d’attention.

C’était un exemple typique du fonctionnement de leurs petits esprits. Donc, si parmi les chiots que vous voyez, l’un d’eux semble timide, et ne va pas vers vous au début, il est possible qu’il devienne le plus aimant et intelligent (et aussi plus audacieux) que tous ceux qui vous ont fait la fête dès le moment où ils vous ont vu.

On choisira tel ou tel type de chien en fonction du type de vie qu’il mènera.

S’il doit mener une vie tranquille et paisible avec, disons deux adultes, le petit timide peut prouver la même chose.

S’il y a des enfants dans la famille, cependant, le dur à cuire est le seul que vous devriez considérer. Regardez les chiots jouer ensemble et leurs réactions à votre égard en disent long. Si l’un se précipite dans un coin et ne sort pas, il est probablement très nerveux et vous ne devriez pas vous en occuper. Le dur à cuire se précipitera sur vous dès qu’il vous verra. Le timide sera un peu décontenancé, mais si vous lui parlez, il viendra à vous de manière plutôt diffuse et sera probablement assis tranquillement sur vos genoux. Votre choix doit se situer entre les deux.

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La suite ? Acheter, Élever et montrer les Griffons (Quelques Chapitres pour l’éleveur novice)

Les chapitres suivants s’adressent aux novices, en  et ne toucheront qu’aux préceptes les plus élémentaires du sujet, rédigés dans un langage simple.

Ils contiendront toutefois de nombreux points particuliers concernant les Griffons (mais aussi le Petit Brabançon)  en particulier.

Ceci est écrit pour les novices – il n’y a pas de règles strictes pour l’élevage de chiens, ni de méthodes quant à l’élevage de chiots. (Ceci a probablement changé.) Les théories et les méthodes de gestion du chenil sont nombreuses et variées, et nombre d’excellents livres ont été écrits sur le sujet. Marjorie Cousens propose des conseils et astuces, recueillis à partir de sa propre expérience de près de trente-trois ans dans le monde canin dont quinze avec cette race délicieuse.

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Chapitre II : La norme de la race expliquée (Partie 2)

8 . QUARTIERS AVANT :  Poitrine plutôt large et profonde, jambes droites, de longueur moyenne avec une bonne ossature. La poitrine large et profonde est une caractéristique importante chez le Griffon.

Les coudes non mentionnés dans la norme doivent être rentrés au niveau du corps, vu de l’avant. Le chien ne doit pas être sur ses paturons, et les pieds ne doivent pas être tournés ni rentrés.

9. CORPS : Dos court, côtes bien cintrées et épaules bien décontractées. Le dos doit être de même niveau de l’épaule à la queue. Ceci est explicite, mais pourrait aller plus loin. Les côtes doivent être bien prolongées vers la queue.

10. MEMBRES POSTERIEURS : Forts et musclés, les cuisses de longueur moyenne, les jarrets bien pliés. Les pattes postérieures du jarret doivent être droites, vues de derrière, bien que le standard ne le dise pas.

11. PIEDS : Petits pieds ressemblant à ceux des chats avec des ongles noirs. Les pieds ressemblant à ceux des chats sont des pieds ronds, avec des coussinets épais et des articulations bien cambrées. Les grands pieds évasés avec des orteils écartés ne sont pas souhaitables. Les pieds peuvent être améliorés en gardant les ongles bien coupés pendant la jeunesse et usés plus tard par l’exercice, en jouant sur différentes surfaces de béton, de brique ou de gravier. Les ongles noirs sont très prisés et assez habituels, sauf chez les chiens rouges ardents.

12. QUEUE : À peu près les deux tiers amarrés, mise en haut. Comme la longueur des queues varie beaucoup à la naissance, les «deux tiers» ne sont pas un guide vraiment sûr.

Une queue d’environ 3,8 cm de long sur un chien adulte de taille moyenne est idéale (il est vrai que sur les différentes photos du livre la queue semble être coupée), une longue queue gâte le contour et rien ne peut être fait  alors que si la queue est trop courte on peut l’améliorer en laissant un peu plus de poils au bout.

Le point le plus important est que la queue doit être placée haut et portée correctement, cependant, à condition qu’elle soit bien positionnée, l’angle auquel elle est portée importe peu, tant qu’il est bien sûr pas trop gay (je ne sais toujours pas traduire cela), ni trop bas.

Prenant une horloge comme repère de mesure avec le dos comme une ligne entre neuf et le centre, et l’aiguille des minutes comme la queue

L’idéal  se situe de 12 heures à 10 heures passées.  – 12 heures moins 3  est admissible, mais 5 et 12.15 ne sont pas vraiment bons.

13. MANTEAU : Rugueux et dur, exempt de boucles. Lisse court et lisse.

La texture du manteau varie beaucoup. Il est rarement aussi nerveux que dans un Wire Fox Terrier, mais il devrait être aussi dur que possible.

Les boucles ne sont pas autorisées, mais un manteau supplémentaire avec un sous-poil dense aura parfois tendance à onduler ou plutôt à avoir des ondulations serrées dans le dos et cela est maintenant admissible même si l’ancienne norme dit «sans courbure ou vague». En pratique, un manteau qui est tout à fait droit au passage peut avoir tendance à onduler à mesure qu’il vieillit, de sorte que le chien ne doit être montré que lorsque le poil est de la bonne longueur. Bien que le standard ne le mentionne pas, il devrait y avoir une sous-couche épaisse – une chose qui manque souvent, plus particulièrement dans les noirs. Les meilleurs manteaux viennent souvent d’un mélange assez fort de sang lisse et dur, et une souche de manteaux mous peut souvent être améliorée par un croisement avec des poils lisse. Il y a cependant un danger ici de produire un semi-lisse, ou un manteau lisse extra épais, avec beaucoup de poils longs sur la gorge et les jambes, et une petite barbe de Straggly. Les manteaux de cette variété sont impossibles à traiter, et les chiens ne peuvent pas être montrés.

Le poil d’un manteau lisse devrait être très lisse, couché très près et à plat. Ça ne devrait pas être la couleur rouge clair, noir ou noir et brun.

14. COULEUR : Le terme «rouge clair» n’est vraiment pas suffisamment explicite. C’est une grande variation dans les rouges, de l’acajou profond, à travers le rouge ardent que j’ai mentionné, au blé rougeâtre clair qui était en même temps le plus admiré de tous.

Fauve sans  teinte de rouge est désapprouvée – sinon, la nuance réelle de rouge n’a pas beaucoup d’importance. Chez les Noirs cependant, je pense toujours de manière injuste, la couleur est importante, et un noir rouillé ou noir avec une prépondérance de poils blancs est pénalisé. Certains noirs, bien qu’ils aient une bonne couche de finition noire, ont des sous-couches argentées ou bleuâtres avec parfois un nœud de dessus soyeux. Dans une telle situation, il est bon de ne montrer le chien que quand la couche supérieure est bien passée. En noir et brun, le brun devrait être (mais souvent pas!) un brun riche, apparaissant dans la barbe, sur les jambes, la poitrine, la culotte, et l’estomac. Les tâches blanches sont une faute mais n’apparaissent pratiquement jamais, sauf occasionnellement dans les noirs dans lesquels ils prennent la forme d’une barbe blanche ou grise.

Les chiots bleus et chocolat font parfois leur apparition, mais ne sont pas éligibles pour l’exposition et ne devraient pas être reproduits. Bien qu’assez attrayants, ils sont heureusement rares. La norme ne mentionne pas que les rouges peuvent avoir une barbe noire, et que les oreilles sont généralement plus foncées que le poil

15. POIDS ET TAILLE : De 3-10 lb (1,4 à 4,5 kg). Le plus souhaitable 6-9 Ib (2,7 à 4kg). Beaucoup estiment que cette variation est beaucoup trop large et le poids et la taille difficiles à évaluer, il y a eu plusieurs demandes  ces dernières années pour un standard de hauteur. Ceci est également difficile, mais si une échelle de mesure approprié pouvait être conçu, dans lequel un Griffon ne s’effondrerait pas immédiatement, alors je favoriserais cette méthode par rapport au poids standard.

Il est bien connu qu’un jeune chien de 12 mois, bien qu’il ait presque terminé sa croissance, pèsera 1 ou  2 livres (0,5 ou 1kg)  de moins que ce qu’il fera deux ans plus tard. Et le chien grand et mince  peut peser moins qu’un  petit gros.

La charpente du chien fait toute la différence. Avec le poids standard littéralement, on pourrait être dans une position où un chien de mauvais type , léger, désossé, long et rangé, devrait être mis devant un petit chien bien charpenté de bon type à cause de son poids. Heureusement en pratique,  les juges regardent plutôt la taille et l’allure générale, les échelles sont seulement utilisées pour les classes de poids.

Heureusement, nous ne voyons que rarement des spécimens ne pesant pas plus de 3 lb (1,4kg) sur le ring, et nous ne trouvons pas souvent non plus des chiens à plus de 10lb (4,5kg), bien qu’un chien âgé puisse occasionnellement faire pencher la balance à 11 ou 12 lb (4,9 à 5,5 kg).

Partridge Hill Polonaise, qui était la taille idéale pour une chienne de couvée et de spectacle, pesait 7 lb (3,2kg) à 4 ans. Au moment où elle avait 7 ans, elle était allée jusqu’à 10 lb(4,5kg). Seagry Cleo d’Upyonder pesait 6,3 lb(2,8kg) à un an, 8 lb (3,6kg) à 7 et 9 lb (4kg) à 9.

D’autre part, ch. Barcarolle Seagry, bien que de la même taille et allure générale que les deux autres, mais plus léger et ossature plus fine, pesait 6 lb (2,7kg) à un an, et 7 lb (3,2kg) à 8. Je voudrais souligner qu’aucun n’était plus gros en vieillissant – c’était juste une augmentation de la substance, du muscle, appelez cela comme vous voulez.

Un dernier exemple est Ch. Etude Seagry. À 7 mois, quand il est sorti, il pesait 3,5 lb (1,58kg). À 18 mois il pesait 4,3 lb (1,9kg). Il a peut-être changé un peu de hauteur entre 7 et 18 mois, mais n’a certainement pas changé plus jusqu’à l’âge de 5 ans ou il pèse un peu plus de 6 lb (2,7kg). Ce qui correspond à peu près à ce que Cleo pesait à 12 mois, bien qu’elle soit un animal beaucoup plus gros que l’Etude, avec 2 pouces (5 cm) de plus à l’épaule.

16. FAUTES :  Cheveux soyeux sur le dessus de la tête; montrant des dents ou la langue qui dépasse, la bouche tordue, yeux clairs, nez marron, pelage bouclé.

Les fautes suivantes devraient empêcher un chien de gagner un prix: nez brun, taches blanches,  la bouche tordue, langue en saillie. Les manteaux coupés aux ciseaux devraient également être pénalisés

Beaucoup de gens traitent les manteaux de cette façon et ils produisent certainement une bonne couche uniforme pour le spectacle. Il a également tendance à améliorer le sous-poil en noir et supprime, je crois, les poils blancs une fois pour toutes chez les chiens de cette couleur. Que cela gâche ou améliore les manteaux à long terme, c’est un point discutable.

 

Le moment est venu de mentionner la question épineuse des soi-disant pieds palmés. C’est un abus de langage – les pieds ainsi appelés ne sont pas vraiment palmés, comme dans un chien d’eau portugais. Dans le cas du Griffon, il est utilisé pour désigner les pieds dans lesquels deux autres orteils sont réunis sous le coussinet. C’est une chose sur laquelle les avis sont tranchés. Personne n’aime les pieds palmés mais, comme ce n’est pas une disqualification du Kennel Club, il a été décidé, à tort ou à raison, de ne pas l’inclure dans la liste des fautes. La faute, si l’on peut dire, est originaire du croisement avec les Toy Spaniels en Belgique. Avec les croisements sont venus aussi les grands yeux et le nez plat et large, qui sont tellement prisés. Et il est remarquable que même aujourd’hui, les chiens avec ce type de visage, sont les plus susceptibles d’avoir les pieds palmés. La faute est devenue si grave en Belgique que des mesures ont été prises pour l’éradiquer, avec des résultats désastreux comme je l’ai dit ailleurs. Il était interdit de reproduire à partir d’un stock portant du sang de pieds palmés. Le résultat était que la race était presque complètement effacée entre les guerres.

Les pieds palmés ont toujours été présents en Grande-Bretagne, mais ils n’ont jamais été inclus dans les normes d’avant-guerre. Après la deuxième guerre, on a découvert qu’un certain nombre de chiens modernes avaient les pieds palmés. Des efforts ont été faits pour en découvrir la source, et lorsque l’origine a finalement été trouvée, on a également découvert que près des trois quarts du cheptel reproducteur provenait de cette source. Et cela comprenait un grand pourcentage des plus grands gagnants. Avec l’exemple terrible de ce qui s’est passé en Belgique avant nous, beaucoup ont pensé que suivre leurs méthodes drastiques pourrait signifier la fin de la race dans ce pays. Donc, les pieds palmés  sont restés avec nous.

Je tiens à dire que les prophéties de ce qui se passerait si aucune action n’était prise ne se sont pas réalisées. On a dit à l’époque, c’est-à-dire il y a une dizaine d’années, que dans dix ans, nous allions produire une race d’estropiés et de monstres.

Les dix années se sont écoulées, mais nous n’avons toujours pas d’estropiés ni de monstres, et je pense que la faute est en train de disparaître. Bien que cela n’ait pas été inclus dans la norme, les éleveurs l’ont toujours gardé à l’esprit en établissant leurs programmes d’élevage.

Ceux qui étaient farouchement contre la faute ont fermement refusé d’utiliser n’importe quel chien avec même une ligne du sang. D’autres, comme moi peut-être, ont utilisé ce sang (qui, à part cela, pour être le meilleur dans le pays), mais avec beaucoup de soin, n’en admettant jamais plus de quatre lignes, généralement moins. Et pour parler de moi-même, je n’ai pas eu plus d’une demi-douzaine de chiots avec des pieds palmés, sur des dizaines d’entre eux élevés au cours des années. Il me semble que plus on s’éloigne du stock initial qui a amené les pieds palmés à la race moderne, moins il y a de pieds palmés.

Je pense que la faille disparaîtra avec le temps. Et je suis sure que, si des mesures violentes avaient été prises il y a dix ans, l’état actuel de notre race serait différent. Pas de race, en fait!

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Chapitre II : La norme de la race expliquée (Partie 1)

(Ce chapitre décrit la norme officielle, modifiée en 1959 celle-ci a évoluée depuis, le dernier standard date de 2003. Cela sera le sujet d’un article futur.)

1. CARACTERISTIQUES :

Il y a deux types:
Le Griffon Bruxellois à poil dur


Le Petit Brabançon à poil lisse

Le Griffon est un petit chien au tempérament terrier. Pour le manteau, il n’y a pas de différence entre les deux variantes.

2. APPARENCE GÉNÉRALE :

Bien équilibré, morphologie de type cobby (membres assez court aspect trapu), expression intelligente, vif et alerte. Cette description un peu maigre ne donne pas vraiment idée quant à l’apparence du chien et peut s’appliquer à n’importe quelle race, grande ou petite. Selon un standard antérieur un petit chien intelligent, enjoué, robuste, compact, attirant l’attention par une expression « quasi humaine

».

3. TETE ET CRANE :

La tête doit être large et arrondie, mais pas en forme de dôme, et doit être large entre les oreilles. Les poils sur le crâne, dans la variété Griffon devraient être plutôt grossiers. Nez toujours noir, aussi court que possible, avec de grandes narines ouvertes, un ensemble élevé et une inclinaison vers le crâne. Museau large avec un bon retour; le menton est proéminent et légèrement abattu sans montrer les dents et (dans la variété grossière) garni d’une barbe.

Le terme arrondi est difficile à expliquer. Vu de face, le sommet de la tête doit être légèrement arrondi qui n’est pas plat comme chez les Pékinois, ni en dôme comme chez le King Charles Spaniel.

D’autre part, le front devrait être arrondi, le terme français «bombé» le décrit bien.
Tous les poils de la tête doivent être grossiers, à l’exception de ceux des oreilles, qui doivent être lisses et veloutés. Les nez sont généralement noirs – la race ne souffre pas beaucoup d’une mauvaise pigmentation; de temps en temps, l’état de santé du chien (ou les chaleurs pour la chienne) peut faire que le nez se décolore au centre.
La position du nez est importante. Vu de face, il devrait être au niveau des yeux. La position de profil est plus difficile à expliquer. Bien que les mots « face plate » ne figurent pas dans la norme, ils sont en fait largement utilisés dans la pratique, et le profil idéal est en effet plat, mais plat sur une pente, non verticale. Si un rapporteur est placé sur une photo d’une bonne tête de profil, avec le centre au-dessus de la pointe du menton, on verra que la pente du menton au front est comprise entre 60 et 70 degrés, avec le bout du nez dans la ligne directe. L’arrêt ne doit pas être visible, seulement deviné, coincé entre le nez et la ligne du front.
Chez un chiot avec un nez allongé, l’angle auquel il est fixé est important. Si c’est à l’angle mentionné, 60-70 degrés, le nez se remettra probablement en place avec la croissance des dents secondaires. Lorsque le bout du nez s’incline (poussé par les grosses dents en dessous), le sommet du nez s’incline vers le bas et finit par disparaître de la vue pour former l’arrêt. Un nez long sur un chiot dont la ligne de museau, de profil, est verticale, ne reviendra jamais en arrière. Un point non mentionné dans la norme est que la lèvre supérieure serait courte. Une longue lèvre supérieure donne une expression atypique typique du carlin, et on la trouve souvent avec le museau ultra-large.

La remontée est caractéristique du Griffon. Elle lui donne un air effronté « Pffff, Qui pensez-vous être ? …» qui est l’un des plus grands charmes de la race.
La mâchoire inférieure devrait légèrement se courber vers le haut, donnant un menton proéminent et la lèvre inférieure devrait faire saillie – tant que les dents inférieures ne se montrent pas.
Un chiot avec un retournement exagéré peut montrer les dents quand il est jeune, mais cela disparaît le plus souvent avec l’âge. La question peut souvent être corrigée par une petite pression appliquée quotidiennement, avec l’index posé le long de la rangée de dents.
Les mâchoires devraient se rencontrer carrément.
Si l’inférieure est du tout d’un côté, c’est une bouche tordue, qui sortent souvent des langues saillantes, ce qui constitue un défaut, d’un autre côté, un chien peut sembler avoir une bouche tordue alors que cette apparence est due au fait qu’une canine inférieure est désaxée, ce qui pousse la lèvre inférieure d’un côté, ce qui est généralement le résultat de l’apparition de la deuxième dent avant que la dent de tombé. Il est donc important de regarder attentivement pendant la période de dentition et retirer une dent de bébé récalcitrante lorsque la nouvelle pousse.
Un mot de plus sur les langues saillantes. Si le chiot montre sa langue jusqu’à l’âge de la dentition, il n’y a pas lieu de s’inquiéter – c’est simplement que les dents ne sont pas assez grandes pour maintenir la langue en place – et quand les grandes dents se développent, tout devrait bien se passer.
Le museau large semble à beaucoup d’entre nous une erreur. Un museau très large donne l’expression atypique de Carlin, particulièrement chez le Petit Brabançon. D’un autre côté, nous ne voulons pas de muselières pincées, mais quelque chose entre les deux qui donne le vrai « Monkey Face » tant désiré.

4. LES YEUX :

Grand, rond, noir ou presque noir, avec le tour noir. Il y a une tendance moderne à perdre les grands yeux, et les yeux ne sont pas toujours noirs, surtout chez les chiens de la couleur claire et rouge ardente qui est si prisée. Les chiens de cette couleur ont aussi tendance à avoir des yeux assortis, et des ongles clairs. Habituellement, ni la couleur des yeux ni celle du tour yeux ne sont des défauts habituels de la race. Le terme noir peut être trompeur en ce qui concerne la couleur des yeux. Aucun chien n’a vraiment des yeux noirs de jais, « brun très foncé » serait peut-être plus proche de la réalité.

5. OREILLES :

Semi-dressées, hautes, le plus petit est le mieux. On entend par là, bien sûr, que les oreilles se tiennent du haut du crâne, les rabats tombant nettement vers l’avant pour recouvrir les parties dressées.
En d’autres termes, les oreilles de Fox Terrier sont idéales mais dans la pratique moderne, il est acceptable que la chute du rabat soit alignée avec le crâne.
Une grande oreille, aura l’air bien pire si elle pend au niveau du crâne que si elle porté haute et nette. Une grosse oreille basse me semble être la pire des variétés, car elle altère totalement l’expression, donnant un aspect «chien-chien» dépressif, alors que si elle est portée haut, même si elle est grande, le chien a toujours le « gay look » (Je ne sais pas comment le traduire) typique.
Un peu au-dessus du niveau, aussi longtemps que les oreilles sont petites. Dans son livre publié en 1926, feu Mme Parker-Rhodes a donné trois très bons croquis d’oreilles – l’idéal, le meilleur et le pire.

(Si je le trouve je vous en parlerais peut être).

Celui qu’elle appelait le meilleur était de petites oreilles portées haut, mais avec les volets tombant sur le côté. Ce type d’oreilles est encore à voir, et se débrouille encore – mais je pense que, comme plus de trente ans (soit presque 90 ans pour nous) se sont écoulés depuis la publication du livre de Mme Parker-Rhodes, il est temps que son «meilleur» soit oublié et que seul l’idéal moderne soit admis.

6. BOUCHE : 

La partie inférieure de la gueule a déjà été mentionnée quant à la régularité des dents. C’est un idéal qui est rarement atteint chez les petits chiens de toutes sortes, et les juges, à tort ou à raison, n’accordent pas beaucoup d’attention à ce point chez les Griffons. Ils regardent généralement juste pour voir si la mâchoire inférieure est correcte. Les dents du haut sont généralement assez régulièresce ne sont que les dents inférieures qui deviennent parfois encombrées, et donc irrégulières. Le soin, pendant la dentition, d’enlever les dents de lait quand les nouvelles apparaissent, aidera ceci.

7. COU :

De longueur moyenne et légèrement arqué. On pourrait aisément ajouter ici «définitivement» plutôt que «légèrement» arqué.
Nous ne voulons pas de cou longs comme dans le Fox Terrier, ni de cou courts comme un Bulldog. Il faut un juste milieu.
Le ras de cou doit ressortir des épaules bien décontractées, et s’incliner vers l’avant. Si les épaules sont droites, le cou le sera aussi, ce qui gâchera le contour général.

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Chapitre I : L’origine mystère du Griffon Bruxellois et donc du Petit Brabançon !

Le temps est venu de tenir ma promesse, celle de partager avec vous le contenu du livre de Marjorie Cousens, l’un des seul que j’ai trouvé traitant de l’origine du Griffon Bruxellois. C’est une traduction plus qu’un résumé même si j’ai parfois raccourci certains passages et ajouté des commentaires entre parenthèses.

Le livre de Marjorie Cousens nous présente une synthèse des points de vue de diverses personnes, éleveurs ou passionnés, d’Angleterre ou de Belgique qui semble être les foyers principaux d’élevage du Griffon Bruxellois.
Pour rappel le Petit Brabançon est issue d’une sélection du Griffon Bruxellois sur le pelage. D’ailleurs on en parle dans ce chapitre….

Allons y !
Il y a deux écoles de pensée, l’une revendiquant une lignée ancienne et l’autre soutenant qu’elle est entièrement hybride et récente.
Pour ces derniers, tous ne sont pas tous d’accord sur les races croisées mais tous s’accordent à dire que le Griffon n’existait pas avant 1880.
Les défenseurs d’une origine ancienne du Griffon Bruxellois s’appuient sur un certain nombre d’œuvres d’art, comme par exemple « Le mariage de Giovanni Arnolfini et Giovanna » par Jan van Eyck, daté de 1434.


D’après feu Sir Howard Handley Spicer, le petit chien rouge présent ressemble beaucoup au Griffon moderne mais sans le côté  » monkey face ». Il les considéraient comme très semblable aux premières importations de Belgique par comparaison des chiens du canon de l’époque comme Mousequetaire Rouge ou Sparklets. (Ci dessous)


Le portrait d’Arnolfini est reconnu sur le continent comme étant l’un des premiers Griffon. Il est reproduit dans un livre publié en Hollande (De Hond Staat Model, par Dr. A. N. Zadoks, Josephus Jitta et Cago v.d. Meulen). Ce livre consiste en des images de chiens de différentes races prises d’œuvres d’art issues de galeries d’Europe et de Grande-Bretagne. Les auteurs ont maintenu qu’il était toujours tenu pour acquis que le chien dans le portrait était un Griffon, et qu’ils n’avaient pas hésité à l’inclure comme tel.
Sir Howard mentionne également un autre tableau, au XVIe siècle, de Jacopo da Empoli. Ceci représente un nain employé par Henri III de France, avec un certain nombre d’animaux de compagnie de ce monarque, parmi lesquels il y a plusieurs petits chiens portant les caractéristiques du Griffon.
(Il n’y a aucune représentation dans le livre et mes premières recherches n’ont pas été fructueuses si je le retrouve je l’ajouterais…)

Comment la race s’est elle construite?

Nous verrons ici comment la race à évolué de son apparition présumé en 1880 jusqu’aux années 1960 et l’impact des deux guerres.

Le point de vue Anglais :

Malgré son inclination pour une race ancienne Sir Howard reconnait que le nom «Griffon» a été appliqué à tous les chien à poils dur.
Il poursuit en disant que la théorie la plus communément avancée par les éleveurs britanniques et continentaux était que la race a été formée en croisant et en recroisant le Toy Pinscher, le Carlin et le Toy Spaniel


Il est couramment admis que le Carlin et le Toy Spaniel ont été largement utilisé, mais pas pendant un certain temps après la reconnaissance de la race, de sorte qu’il subsiste certains doutes quant à l’origine du stock du XIXe Siècle.
La seule autre personne à mentionner le croisement de Pinscher était M. Will Hally. Dans un article publié en 1918 M. Hally dit que pour lui, le Griffon est très proche des petits Affenpinschers que certains avaient l’habitude d’importer d’Allemagne avant les lois sur la quarantaine. Pour lui premières importations de griffons montrent très clairement la parenté d’Affenpinscher et de Toy Spaniel.


Il poursuit: « Un ou deux écrivains britanniques ont classé le Griffon parmi les terriers, et en quelque sorte c’est un Terrier. »
Il est pourtant en désaccord avec ceux qui soutiennent que l’Irish Terrier et le Yorkshire Terrier ont joué un rôle dans la naissance de la race des Griffons.


Pour lui, toujours, toutes les caractéristiques Terrier dans le Griffon sont dérivées de l’Affenpinscher et du Toy Pinscher. Voilà pour les écrivains britanniques sur la race.

Le point de vue belge :

« Une courte histoire du Griffon en Belgique », par Mlle Warzée, a été publiée dans L’Eleveur et traduite dans Our Dogs en 1934.
Elle y retrace l’histoire depuis 1880 et contrairement à M. Hally’s , elle semble pencher pour un croisement Yorkshire Terrier. Ce croisement semble probable pour l’auteur car elle expliquerait, pour elle, la petite taille et le nœud soyeux (traduction littérale mais je ne vois pas bien de quoi il s’agit…) qui était si répandu dans les premiers temps.
Mlle Warzée écrit: « À cette époque (les années 1880), le Griffon existait sans norme définie; il avait l’apparence d’un petit terrier, semi-barbet, demi-griffon « .
Elle explique que Barbet était l’ancien Epagneul d’eau, mais, comme on disait que les Griffons n’existaient pas par leur nom à ce moment-là, la description n’est pas très claire. Elle ajoute cependant que le museau était pointu allongé, le poil moins raide, la touffe sur la tête soyeuse. Il était multicolore, parfois blanc sur la tête et les jambes.


«Dans les années 1880», continue Mlle Warzée, «un chien de ce genre a été nommé Best in Show lors d’un spectacle sur le champ de Manoeuvres, près de Bruxelles, et ce chien a été acheté par un Anglais, M. Marchison, et exporté en Angleterre.
Le chien avait fait sensation lors du spectacle, et dès lors de nombreux éleveurs belges ont essayé d’obtenir ces petits chiens. En les croisant avec d’autres races, un type reconnaissable a finalement été produit.
Au regard de ces éléments Marjorie Cousens, l’auteur, a développé une théorie selon laquelle il y a toujours eu une race de petits chiens à poils durs, dès le XVe Siècle ou avant, et qu’ils étaient les précurseurs de l’Affenpinscher.
Pour elle c’était l‘Affenpinscher, qui parcourait les ruelles de Bruxelles au milieu du XIXe siècle, d’où sortit le vainqueur de 1880, et qui, croisé plus tard avec les autres races mentionnées, finit par produire le Griffon Bruxellois.
En ce qui concerne la date à laquelle le premier Griffon a été reconnu par son nom. Mlle Warzée mentionne 188o mais la race doit avoir existé par son nom au moins dix ans plus tôt.
En effet un Tableau de Renoir de 1870 qui se trouve maintenant dans le Musée d’Art de Sao Paulo au Brésil s’intitule, « La Baigneuse au Griffon « 


Le chien en question est tout à fait indubitablement un Griffon, noir et beige, trés petit étendu avec une attitude typique de Griffon. Il a des oreilles taillés et une queue non attachée – sinon ce pourrait être un chien moderne.
La découverte de la Baigneuse de Renoir dix ans avant l’existence de la race restera pour toujours un mystère, mais la découverte de cette image confirme la théorie selon laquelle la race était en réalité bien plus ancienne que les éleveurs belges ont imaginé.

La race en Belgique :

Après 1880, l’histoire est assez claire. Entre le XVIe et le XIXe siècle, la race, quel que fût son nom, était devenue le chien d’écurie de la capitale belge, le petit chien à poil dur du cocher de Bruxelles.
Après le succès de 1880, cependant, l’intérêt a augmenté.

Un Mons. Notermans a élevé une chienne appelée Miss, qui a produit le premier champion belge, Fox, parfois connu sous le nom de Fox van Vleurgaat. Un autre chien célèbre a été élevé à peu près au même moment – Petit Waterloo. Waterloo à son tour a engendré Tom (d’une chienne Carlin) et cette lignée s’est avérée être l’une des plus importantes dans la race, et l’une des deux lignées masculines qui survivent en Grande-Bretagne aujourd’hui (comprendre les années.
Peu après 188o, un comité se réunit pour dresser un standard de race et, en 1883, des classes de race furent d’abord programmées.

L’intérêt continua, et en 1890, les Griffons Bruxellois faisaient fureur.
Retournée aux palais – la reine des Belges et le duc de Flandre ont élevé des Griffons à grande echelle. Comme cela arrive souvent quand une race devient à la mode des exposants d’autres variétés se sont intéressés, et ont commencé à travailler sur le Griffon, des efforts ont été faits pour dorer le lys en introduisant des croisement de toutes sortes.
La principale croisement de l’époque était avec le Carlin qui a produit beaucoup de bons points de la race actuelle – les grandes têtes et les yeux, les corps de cobby et les poitrines larges et profondes.
En même temps, il a apporté couleur noire et le pelage lisse, et a également amélioré la texture des poils.

C’est maintenant que l’on parle plus particulièrement du Petit Brabançon !
Au début, les chiots à poils lisses ont été mis au rebut, mais quand on a découvert leurs excellentes qualités, on a décidé de les reconnaître comme une variété distincte sous le nom de Griffons Brabançon (Connus sous le nom de Petit Brabançon).
Plus tard encore, les noirs ont été reconnus comme Griffons Belges, et plus tard encore les noirs et beiges.
Ultérieurement, il y avait beaucoup de croisement avec le Ruby Toy Spaniel, qui a introduit le nez très plat, et la belle couleur rouge. En même temps, il apportait le crâne en forme de dôme, les grandes oreilles et le soi-disant pied palmé qui, bien qu’il n’y ait eu aucune croisement de toy Spaniel depuis au moins vingt ans, surgissent encore de temps en temps.
Au milieu des années 1890, les éleveurs de Grande-Bretagne s’y sont intéressés, et dès lors les exportations vers ce pays ont augmenté dans des proportions considérables, et cette demande des meilleurs chiens a préoccupé les éleveurs belges.
Un grand nombre de chiens ont été exportés annuellement jusqu’en 1914, tant en Grande-Bretagne qu’aux Etats-Unis, et les juges belges étaient très demandés dans ce pays.
La guerre de 1914-18 a beaucoup frappé les éleveurs belges, mais il y a eu une relance et un certain nombre de de chiens ont été exportés vers ce pays après 1918.
Plus tard, cependant, à un certain moment entre les guerres, il fut décidé en Belgique de prendre position contre le «pied palmé». Il a été déclaré une disqualification, et l‘élevage à partir d’un stock de chiens aux pieds palmés n’était plus autorisé.
Les meilleurs reproducteurs étaient les chiens avec de très gros nez plats trilignés qui portaient évidemment du sang de Toy Spaniel. Cette race étant à l’origine du fameux pied-palmé, leur disqualification à contribué à  l’appauvrissement de la race.
En 1939, il restait peu de GriffonsLa Seconde Guerre mondiale stoppa toute reproduction si bien qu’à la fin de la guerre, la race avait pratiquement cessé d’exister dans son pays natal. Le seul grand chenil, lorsque les concours reprennent, est le Chenil du Clos des Orchidées, propriété de Mlle Warzée.
De cette souche, la race a recommencé à croître et il y a maintenant des signes de son retour à la popularité. Les situations se sont, cependant inversées et au lieu d’un flux de chiens belges vers l’Angleterre, il y a maintenant un filet régulier de chiens britanniques sur le continent.
Dans son article de 1919, Sir Howard Handley Spicer mentionne plusieurs des premiers éleveurs belges, ainsi que quelques-unes des principales caractéristiques de leurs souches.

(Je fais l’impasse sur la suite car c’est une succession de noms d’éleveurs et de nom de chiens inconnus du commun des mortels qui n’est toutefois pas sans rappeler certains passage de la genèse… Si toutefois vous manifestez un fort intérêt pour ces données, je me ferais un plaisir d’en faire un article à part entière.)

La race en Grande Bretagne :

Pendant les années de guerre, le Griffons doit beaucoup à quelques femmes qui ont gardé la race en cours. Elevage dans une petite manière – notamment Mme Parker-Rhodes, Mme Ionides, Mme Bridle et Mme Osbert Eyre (Barentha)

Croissance de la race :

Le Griffon Bruxellois Club a été fondé en 1898, année où le Kennel Club a accordé un registre distinct pour la race.
Mlle A. Gordon fut la première secrétaire, et le premier Club Show séparé eut lieu en 1913.
Un club rival fut créé au début des années 1900, mais ne survécut pas longtemps, et bientôt un club fut fondé pour la promotion des chiens noirs.
Peu à peu, comme les chiens noirs venaient à être reconnus et étaient admis en compétition ouverte avec les rouges, un club spécial n’était plus nécessaire, et ce club a été abandonné en temps voulu.
Le Club original est toujours très fort, et tel a été l’intérêt pour la race depuis 1945, que deux autres Clubs ont été formés les Clubs Griffon Bruxellois du Nord et de l’Ecosse, et tous trois s’épanouissent respectivement jusqu’à aujourd’hui.
Les deux guerres ont été la cause de l’abandon de chenils célèbres, mais dans les deux cas, quelques-uns des anciens ont survécu pour démarrer la génération suivante de chiens et d’éleveurs. Curieusement, bien que l’élevage ait été arrêté pendant la première guerre, celle ci n’a pas décimé la race comme la seconde ; en 1919, on a constaté qu’il y avait beaucoup plus de vieux reproducteurs qu’en 1945.
La qualité a souffert dans les deux cas, mais à force de soin et de réflexion sur l’élevage, la race a à chaque fois grandi progressivement revenir à son niveau élevé d’origine La chose étonnante au sujet de la race est la vitesse avec laquelle le type a été établi.
S’il n’existait pas avant 1880, il est étonnant qu’en 1885, l’élevage ait été fidèle au type. Considérant les croisements connus qui ont eu lieu partout en Belgique au cours de la décennie suivante, il est encore plus étonnant que, quelques chiens étranges étant venus dans ce pays en 1894, et une poignée au cours années suivante, la race a été complètement établie en Grande-Bretagne.
L’intérêt pour les Griffons a toujours été stable
Bien que des booms aient été prédits de temps en temps, ils n’ont jamais eu lieu. Cette méconnaissance par le public a peut-être été une bénédiction, ainsi la race n’a jamais été gâté comme beaucoup l’ont été par un afflux soudain d’éleveurs cherchant seulement à générer du cash sur une vague de popularité, sans aucune connaissance de la race.
Espérons qu’un boom ne se produira jamais. Les Griffons ont cependant pris de l’importance au cours des années 1950.
Plus récemment la race est devenue connue d’un public plus large en raison des apparitions fréquentes dans la série télévisée « The Good Companions » de la chienne Brabançon de Mr. Stanley Dangerfield, Tazzie, qui est devenue une « personnalité de T.V. » à part entière!
Les Griffons sont maintenant bel et bien connus aux yeux du public. D’ailleurs ne l’appelle t’on pas « La race des connaisseurs ».

Voici pour le premier chapitre qui nous a permis d’en savoir un peu plus sur le Petit Brabançon à travers son frère Griffon Bruxellois.

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